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Le Phare d'Alexandrie

Le Phare d'Alexandrie

Après la mort d'Alexandre le Grand, c'est son général macédonien Ptolémée Soter qui a assuré le règne de l'Égypte. Celui-ci a établi son siège à Alexandrie. Proche de la ville se trouvait l'île de Pharos, laquelle était liée au continent par une digue, l'heptastade (digue d'une longueur égale à sept stades), ce qui donnait à la ville d'Alexandrie un double port. Comme les conditions de navigation étaient souvent dangereuses et que le littoral était plat, la construction d'un phare s'imposait pour guider les bateaux.

Sur l'ancienne île de Pharos, qui aujourd'hui est un promontoire d'Alexandrie, en Égypte.

Le Phare d'Alexandrie fut considéré comme la dernière des sept merveilles du monde antique et a servi de guide aux marins pendant près de dix-sept siècles (du IIIe siècle av. J.-C. au XIVe siècle).

Il se situe en Egypte sur l'île de Pharaos (qui a donné le mot «phare») située face à la ville d'Alexandrie.

Il a été localisé en 1995 dans le port même d'Alexandrie par l'archéologue français Jean-Yves Empereur et son équipe de plongeurs.

Sa construction aurait débuté vers -297 (la date exacte est inconnue) et duré une quinzaine d'années. Les travaux sont initiés par Ptolémée, mais celui-ci meurt avant la fin du chantier qui est achevé sous le règne de son fils Ptolémée II.

L'île de Pharaos fut au cours des siècles reliée à la terre ferme par les alluvions du Nil, sur lesquelles on construisit une chaussée et un pont. Le phare, bâti sur l'île, fut commencé sous Ptolémée II Philadelphe et terminé vers 290 av. J.-C. Bâti par Sostrate de Cnide, il était destiné à protéger les navigateurs. Il fut peut-être détruit par un séisme vers le XIVe siècle.

Selon les descriptions d'auteurs arabes comme Idrisi (1153), le phare comptait trois étages : le premier était carré, le second octogonal et le troisième cylindrique. L'ensemble en marbre blanc mesurait environ 135 m (440 pieds) de haut d'où l'on voyait les navires à 100 miles soit 160 kilomètres en mer.

Les angles étaient ornés de tritons de bronze qui servaient soit à avertir de l'approche de l'ennemi par des sons terrifiants, soit à porter des miroirs qui, la nuit, réfléchissaient la lumière d'un feu dont la fumée, le jour, signalait aux bateaux l'entrée du port.

C'est l'un des monuments antiques les plus connus et le plus souvent représentés. On a ainsi trouvé jusqu'en Afghanistan  des objets souvenirs avec des reproductions de l'image du phare.

Parmi les Sept Merveilles du Monde seulement une, hormis son élégance architecturale, possédait une utilisation pratique, le Phare d'Alexandrie.

Pour les marins, il représentait un retour sain et sauf au port. Pour les architectes, il représentait l'immeuble le plus haut de la terre. Et quant aux scientifiques, c'était le miroir qui les intriguait car celui-ci reflétait le foyer lumineux à plus de 50 kilomètres de distance.

Le projet a été conçu et initié par Ptolémée Soter (364-282 av. J.-C.). Le monument lui était dédié également. Durant des siècles,le phare a servi à la ville. Ce n'est qu'en l'an 1323 ap. J.-C. que le monument est mis en ruine pour ne jamais resurgir.

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